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DONNEES ECONOMIQUES
Février 2008
Conjoncture
Sous l'effet notamment des
conséquences de la crise "subprime" aux Etats-Unis, l'activité
économique recule fortement dans la plupart des zones économiques mondiales.
C'est le cas aux Etats-Unis où tous
les indicateurs se retournent à la baisse : croissance économique, emploi,
construction… alors que le taux d'inflation reste élevé.
En Allemagne, les perspectives sont
moroses malgré pour l'instant une poursuite de l'amélioration du marché de
l'emploi et un secteur industriel qui résiste.
En France l'indicateur du moral des
ménages est au plus bas, le secteur de la construction recule, la demande
adressée à l'industrie est en baisse, la consommation stagne avec pourtant un
marché de l'emploi encore correctement orienté.
Le Japon semble commencer à être
touché par le ralentissement mondial : on note un ralentissement des
exportations, des inquiétudes pour la production industrielle, un moral des
ménages au plus bas depuis cinq ans, alors que les prix sont en très légère
hausse et le chômage stable.
PERPECTIVES SUR LES TAUX POUR LE MOIS A VENIR
Perspectives
1. Taux
courts
Devant
l'ampleur de la crise financière et un ralentissement économique marqué, la
banque centrale américaine a très sensiblement abaissé son principal taux
directeur, à deux reprises, le 22/01/08 (-0.75%) et le 30/01/08 (-0.50%) ;
c'est le cinquième mouvement de baisse de taux depuis le 18/09/07, moment où ce
taux s'établissait à 5.25%, alors qu'il n'est plus qu'à 3% aujourd'hui.
Dans le même
temps la Banque Centrale Européenne n'a pas modifié son principal taux
directeur, toujours préoccupée par le niveau de l'inflation en Europe, alors
que pour l'instant l'activité économique semble résister autour d'un taux de
croissance de 2%.
Rappelons que
les deux banques centrales ont des mandats différents : l'américaine doit se
préoccuper à la fois de l'inflation et de la croissance, alors que l'européenne
a comme unique objectif statutaire la lutte contre l'inflation.
Beaucoup
d'opérateurs espèrent encore une nouvelle baisse des taux américains pourtant
déjà fortement abaissés. Un assouplissement supplémentaire est possible.
2. Taux
longs
L'économie
ralentit fortement, certains craignent un approfondissement de ce
ralentissement conduisant à une vraie récession ; on retrouve la préférence
pour les placements sans risque ("flight to quality") dans une
période chahutée : tout cela conduit à la baisse des taux à long terme.
Ainsi aux
Etats-Unis, alors que le taux à court terme passait de 4.25% à 3% en janvier,
le taux d'Etat à 10 ans passait de 4.30% à 3.60% (-0.70%).
Dans le même
temps, le taux à 10 ans européen revenait de 4.40% à 4% (-0.40%)
Les taux
longs américains ont fortement baissé (ils étaient à 5.50% mi 2007) ; les taux
longs européens ont moins baissé car ils sont freinés par le niveau encore
élevé des taux à court terme à 4%
Pour le
futur, tout dépendra de l'ampleur du ralentissement économique et de la
profondeur de la baisse des taux à court terme ; mais un nouvel affaiblissement
du niveau des taux long terme ne peut être exclu.
Jean-François Juste
Directeur Financier
BANQUE MARTIN MAUREL
(achevé de rédiger le 7 février 2008)
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