Le ralentissement économique mondial
s'accentue et il devrait se poursuivre dans les mois qui viennent.
Les indices de confiance de
consommateurs et des chefs d'entreprises continuent de se dégrader dans les
principaux pays.
L'inflation poursuit sa hausse du fait
des tensions sur les prix alimentaires et de la flambée des prix de l'énergie.
PERPECTIVES SUR LES TAUX POUR LE MOIS A VENIR
Taux
courts
Au cours de
la période récente, les banques centrales américaine et européenne ont eu des
politiques différentes.
Les missions
définies pour la Réserve Fédérale américaine la contraignent à la fois à
maintenir un bon rythme d'activité économique et à lutter contre l'inflation.
Elle a choisi d'abord de soutenir l'activité en abaissant ses taux jusqu'à 2%.
Elle est aujourd'hui coincée car dans le même temps le taux d'inflation a
fortement monté, jusqu'à 4.2% aujourd'hui. La banque centrale américaine ne
devrait plus abaisser ses taux, le statu-quo est le plus probable pour les
semaines qui viennent.
La Banque
Centrale Européenne a comme principal objectif, inscrit dans le Traité de
Maastricht, la lutte contre la hausse des prix. C'est pour cela que face aux
tensions inflationnistes elle a maintenu ses taux, puis les a remontés
légèrement récemment de 0.25% à 4.25%. Elle a par ailleurs laissé entendre que
ce mouvement ne signifiait pas le début d'un relèvement d'une plus grande
ampleur. Compte-tenu d'un niveau déjà relativement élevé, et malgré une
inflation préoccupante (4% en zone euro) la BCE ne devrait pas modifier ses
taux dans les semaines qui viennent.