DONNEES ECONOMIQUES
Octobre 2007
Perspectives
d'évolution des taux
Conjoncture
La tendance est au ralentissement
économique dans les grands pays développés (Amérique du Nord, Europe de
l'Ouest, Japon). Par contre, les "pays émergents" (Chine, Inde, Asie,
Amérique du Sud, Europe de l'Est) restent dynamiques, ce qui permet globalement
à la croissance mondiale de se maintenir à un niveau élevé.
Aux USA, on a noté un nouveau
ralentissement de la croissance industrielle et la poursuite du recul du
secteur immobilier, alors que les chiffres de l'emploi et la consommation des
ménages restent relativement bien orientés pour l'instant.
Le Japon a connu pour la première fois
depuis des années une baisse de ses dépenses d'investissement ; le taux de
chômage (toujours proche de ses plus bas) s'est dégradé, alors que les prix
sont toujours en baisse ; la croissance reste très modérée.
L'Allemagne connaît un retournement :
croissance industrielle sur des niveaux bas, ventes au détail toujours en
recul, inflation au plus haut depuis six ans, climat des affaires en recul.
Pour l'instant (septembre) le marché de l'emploi n'a pas été affecté.
En France, on a noté au cours du mois
passé un ralentissement dans l'industrie, la dégradation du moral des ménages,
l'arrêt de l'amélioration de la situation de l'emploi ; la situation des
finances publiques est préoccupante ; pourtant les ménages ont continué à
consommer au cours de l'été.
La zone euro a connu un ralentissement
dans les services et l'industrie, une stabilisation du taux de chômage, une
hausse du taux d'inflation; les prévisions de croissance doivent être revues à
la baisse.
Perspectives
Taux
courts
Face aux
conséquences de la crise dite "subprime", aux perturbations du marché
immobilier américain et au ralentissement de la croissance économique, la
banque centrale américaine a décidé d'abaisser nettement son principal taux
directeur, de 0,50%, le ramenant à 4,75%.
La plupart
des opérateurs anticipent une nouvelle baisse des taux, par exemple de 0,25%,
d'ici la fin de l'année. Rien n'est sûr, cela dépendra de l'évolution de la
situation économique et financière aux Etats-Unis et de l'évolution des
perspectives d'inflation.
En
septembre, la Banque Centrale Européenne n'a pas relevé son principal taux
directeur (actuellement à 4%) comme cela était assez unanimement attendu avant
le déclenchement de la crise "subprime". Elle a ainsi voulu montrer
qu'elle n'était pas insensible aux risques de ralentissement économique issus
de cette crise. Ceci-dit, elle reste préoccupée par l'évolution future du taux
d'inflation. Celui-ci est négativement impacté par la poursuite de la forte
hausse des matières premières.
Le plus
probable est que les taux courts européens restent stables dans les mois qui
viennent en attendant que la crise se résorbe, et à condition que les prix ne
connaissent pas de forte hausse.
Taux
longs
Les taux à
long terme sont favorablement impactés (baisse des taux) par la recherche de
produits liquides et sûrs de la part des investisseurs qui fuient le risque en
cette période.
Les taux
d'Etat américains à 10 ans qui se situaient début juillet vers 5,20%, sont
aujourd'hui à 4,60%. Les taux européens sont retombés à 4,25% début septembre
pour revenir à 4,75% aujourd'hui.
Les taux
longs devraient remonter progressivement au fur et à mesure que les marchés de
taux d'intérêt reprendront une configuration plus normale (disparition
progressive de l'aversion au risque).
Jean-François Juste
Directeur Financier
BANQUE MARTIN MAUREL
(achevé de rédiger le 6 septembre 2007)
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